Comité de quartier des Baumettes

"Nice-Matin" du 26 août 2001

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Rue de France : démolition de la dernière « verrue »

Le taudis du 181 a été détruit. Des logements sociaux pourraient être construits sur cette étroite fenêtre, mais l'OPAM a décliné l'offre...

C'était la plus minuscule Zone d'Aménagement Concerté de la commune, et peut-être de France !

Une modeste parcelle de 2 250 mètres mais un emplacement en or, entre la rue de France et la promenade des Anglais, à hauteur de la piscine Jean-Médecin.

Créée en 1988, elle s'intitulait en toute simplicité « 181-187, rue de France », et avait pour but la réhabilitation d'un secteur comportant des immeubles vétustes et insalubres.

Ces derniers ont été rasés pour faire place à une résidence de standing dont les terrasses donnent sur la mer.

Mais si la ZAC a été officiellement clôturée en 95, une modeste bâtisse située au 181 rue de France, a longtemps continué à faire de la résistance.

Situé dans le périmètre de la ZAC, cet édifice inoccupé dont l'emprise au sol n'excède pas 136 mètres, n'a cessé de se dégrader au grand dam du voisinage qui dénonçait l'existence de cette verrue.

Y reloger la société centrale d'agriculture ?

La Ville, propriétaire de ce lot, vient enfin de faire procéder à sa démolition : il existe désormais un espace vide, une « dent creuse » comme se plaisent à dire les urbanistes, qu'il faudra combler.

Comment ?

A l'origine, l'utilité publique de la ZAC reposait sur ce terrain de 136 m2 : on devait y construire un petit immeuble abritant des services administratifs, éventuellement une crèche. Il fut également question d'y reloger la Société centrale d'agriculture qui doit quitter le « palais » qu'elle occupe un peu plus loin sur la Promenade.

Autant de projets qui ont été abandonnés en cours de route, de même que l'idée d'un petit immeuble de bureaux sur sept niveaux comportant 1000 m2 de plancher.

« Nous n'avons pas trouvé d'investisseurs pour cette option », souligne-t-on en mairie

Pour une simple raison : la quasi impossibilité de créer un parking en sous sol étant donné l'extrême étroitesse du site !

Les bailleurs sociaux des Alpes-Maritimes ont aussi été contactés, pour construire là six ou sept appartements.

Ces derniers présenteraient la particularité d'être les seuls logements sociaux existant sur la promenade des Anglais et constitueraient un bel exemple de mixité sociale.

Mais après réflexion, l'OPAM a fait savoir qu'elle n'était pas intéressée, pour le même motif : l'absence de parkings.

« Nous attendons les réponses d'autres organismes, et notamment du Nouveau Logis Azur », précisent les responsables municipaux.

Au nom du comité de quartier, Rose-Marie ALLÉGRET et Jean-Christophe PICARD, militent, eux, pour la réalisation des promesses initiales : la création d'un centre administratif ainsi que des parkings.

Une « dent creuse » à remplir

« Tous les emplacements de stationnement qu'impliquait cette ZAC, n'ont pas vu le jour : près d'une vingtaine de parkings n'ont pas été construits.

C'est une anomalie que nous avions déjà dénoncée pour la ZAC Chéret toute proche.

Là aussi, pas de stationnement public alors que le quartier souffre d'une forte carence dans ce domaine ».

Quoi qu'il en soit de cette polémique, la ZAC « 181-187 rue de France », arrive aujourd'hui véritablement à son terme avec la destruction de l'ultime taudis.

Mais une question demeure : comment occuper la minuscule « dent creuse » ? Que faire de ces 136 m2 d'emprise au sol, l'une des plus petites propriétés appartenant à la Ville ?

Philippe FIAMMETTI

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