Comité de quartier des Baumettes

"Nice-Matin" du 26 octobre 2000

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Beaucoup de réactions à propos de notre enquête sur les doubles files. Extraits…

Notre enquête en deux volets sur le problème de doubles files, parue les 21 et 22 octobre, a suscité bien des réactions. Ecrites et verbale. On s'en doutait : à Nice, comme en France d'ailleurs, la voiture, c'est la corde sensible. Dès qu'on la touche, qu'on la met en cause ou à l'index, ça coince inévitablement. Nous donnons donc une suite a ce sujet visiblement grand public en publiant quelques extraits de lettres.

— M. Louis LAGARDE, route de Saint-Blaise, Levens : " A propos de l'article du dimanche 22..., j'aimerais dire au procureur qu'il est facile de menacer les automobilistes des pires sanctions, quand on a l'emplacement que l'on veut et où l'on veut, gardé à l'avance par des fonctionnaires en tenue, payés par les citoyens (automobilistes), qui eux, n'ont pas droit de s'arrêter s'ils n'ont pas de place. Je voudrais aussi lui dire que la fonction première d'un policier est d'aider le citoyen en difficulté et aussi de donner l'exemple avant de sévir. J'aimerais que monsieur le procureur demande à ses policiers, juste pour donner l'exemple avant de verbaliser une personne en double file, qu'ils cherchent une place où se garer normalement sans gêner, et pas sur des passages protégés... Je n'ai jamais compris qu'un policier se mette en double file et me verbalise parce que je suis en double file !... "

— M. Alexandre VICINI, rue Smolett : " Qu'on s'occupe d'abord des voitures ventouses qui sont stationnées sur la voie publique depuis des mois. Un jour je l'ai dit à trois policiers municipaux en patrouille, à propos d'une voiture qui était dans la rue depuis six mois. Voici ce qu'ils m'ont répondu : A Nice, il y a au moins deux mille voitures ventouses... " Et ce lecteur d'en déduire que " deux mille ventouses, ça ferait deux mille places ".

— M. Jean-Christophe PICARD, président du Comité de quartier des Baumettes : " L'élargissement de la rue de France n'était pas une heureuse idée : d'une part, cela n'a pas amélioré la fluidité de la circulation puisque la voie de droite est continuellement encombrée par des voitures à l'arrêt […]. " Autre effet induit dénoncé : " la possibilité de se garer en double file a fait exploser la prostitution ! Or, cette prostitution porte grandement atteinte à tranquillité des habitants et à la salubrité du quartier […]. En attendant que les députés se saisissent de cet épineux problème, il est possible de recourir à l'article R. 37-1 du code de la route qui permet à un maire de prendre un arrêté réglementant l'arrêt de véhicules en double file dans certaines rues. Concrètement, pour éradiquer la prostitution du quartier des Baumettes, il suffirait que le maire de Nice interdise les arrêts en double file sur toute la rue de France… Certes, il faudrait, ensuite, verbaliser les contrevenants, mais appliquer la loi est une chose qui peut certainement s'envisager… même à Nice ! "

— M. Roger MASSONI, ruelle des Près : " Je suis ahuri à la lecture des déclarations de M. Jean HANOT, adjoint délégué à la sécurité et à la circulation ". Et ce lecteur de citer le passage dans lequel l'élu déclare qu'il n'est pas question de sanctionner les automobilistes en double file devant les sorties d'écoles, les pharmacies, les cliniques. M. HANOT précisait en outre, que " verbaliser une double file n'est pas de tout repos pour le policier. Cela engendre souvent outrages et rebellions... " Alors, Roger MASSONI conclut son courrier ainsi : " II est très inquiétant d'entendre de tels propos dans la bouche d'une personne chargée de la sécurité et de la circulation. Que pense le procureur de la République de ces propos ?... "

— M. Georges CONFUSI, président de l'Association des retraités des compagnies républicaines de sécurité et de la police nationale, rue de l'Ancien Sénat : " ...Ici plus qu'ailleurs fleurissent sur les pare-brise les contraventions. Quant au paiement des P.V., les huissiers sont là pour rappeler à l'ordre les mauvais payeurs. Comment peut-on parler d'incivisme à rencontre du contrevenant qui, dans les faits, adapte son comportement à celui de tous les autres conducteurs circulant dans des conditions similaires au cœur des grandes agglomérations ? II serait également faux de croire que l'on peut traiter ce phénomène en multipliant le nombre d'agents de police... Il faut impérativement aborder ce sujet avec d'autres objectifs que celui de considérer l'automobiliste comme une vache à lait. Des solutions peuvent être envisagées telles que les transports urbains gratuits ou bien encore des places de parking à moindre coût si l'on veut réduire... le stationnement abusif. Encore faut-il considérer autrement le phénomène lié à la double file pratiquement indispensable aux petits commerces et à leur survie... Et puis, je crois que la mission première des effectifs de la police nationale ne doit pas se résumer à la rédaction des P.V. quand on connaît les problèmes de sécurité, auxquels nos concitoyens sont régulièrement confrontés ".

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