Comité de quartier des Baumettes

"Nice-Matin" du 23 février 2000

Accueil
Calendrier
Présentation
Dossiers
Infos pratiques
Nous contacter
Liens

 

Le stationnement en question aux Baumettes

Pollution, bruit et surtout stationnement aléatoire, les problèmes sont multiples aux Baumettes. Celui de la ZAC Chéret semble, lui, enfin réglé

Entre la voie rapide et la Prom', entre le boulevard Gambetta et le carrefour Magnan, il est un quartier qui se cherche : celui des Baumettes.

Un ensemble décrit comme " paradoxal " par Jean-Christophe PICARD, le président du Comité de quartier, " parce que c'est un endroit résidentiel où l'on doit se battre pour améliorer les conditions de vie. "

Et de faire un rapide état des lieux : " Au nord, il y a la colline de Saint-Philippe où l'on ne trouve que des résidences plutôt calmes... jusqu'à la voie rapide. Et plus on s'approche de la mer, plus le quartier s'emballe au rythme d'un centre-ville tout proche. "

Ainsi, le coeur du quartier se situe au niveau zéro : sur la rue de France. Cet ancien tronçon de la Nationale 7 fait office d'artère fémorale. Elle fait descendre de la colline, autour de ses nombreux commerces, tous les habitants (étudiants, petits retraités et employés pour la plupart) qui apprécient son côté populaire, accueillant et surtout pratique, car tellement proche.

Mais voilà, sitôt remontés, les résidents ont du mal à supporter le côté sombre de l'activité urbaine : pollution, bruit, salubrité, prostitution et, surtout, absence de parkings.

Habituelles doubles files

En guise de goutte d'eau qui fait déborder le vase, l'élargissement de la rue de France, il y a moins de deux ans, a entraîné la suppression de la plupart des zones de stationnement, notamment le parking, situé au niveau de l'intersection avec le boulevard François-Grosso, qui comptait une centaine de places.

Or, avec une des concentrations d'établissements scolaires les plus importantes de Nice, notamment la faculté de droit, le quartier est de surcroît un lieu très attractif pour le reste de la ville. D'où la multiplication des stationnements anarchiques et l'apprentissage forcé du jeu des chaises musicales.

" Du coup, le passage à deux voies de la rue ne sert à rien puisque tout le monde se gare en double file. C'est bien simple, je n'ai jamais eu le plaisir de rouler sur la voie de droite ", ironise Jean-Christophe PICARD.

L'agacement du Comité de quartier est d'autant plus grand, que la construction d'une nouvelle résidence sur le fameux site de la ZAC Chéret (voir encadré), aurait pu permettre d'obtenir des places supplémentaires. Il n'en sera rien.

A la mairie, on se veut " cohérent " et l'on met cette situation sur le compte d'une " mutation pénible mais nécessaire " dans ce quartier comme dans l'ensemble de la ville.

" Si l'on a fait faire une double voie avec un couloir central pour les bus, c'est dans le but de revaloriser le quartier en l'ouvrant aux piétons. C'est aussi pour inciter les gens à utiliser les transports en commun. Bien sûr, je me mets à la place des gens, mais à terme, tout le monde sera gagnant ", plaide ainsi Joël GHIRARDI, l'adjoint à la qualité de vie des quartiers.

Il ajoute " qu'en aucun cas, la mairie n'a de devoirs envers les résidents en matière de stationnements réservés non-payants. Il n'y a jamais eu de places dans ce quartier et quoi que l'on fasse, le déficit restera toujours important. Il vaut donc mieux aller vers le changement d'attitude et cela ne se fera pas sans cris et grincements de dents. Moins de voitures, l'ouverture aux piétons, c'est ça la qualité de la vie. "

Le quartier des Baumettes n'a pas terminé sa crise d'identité...

Précédente Remonter