Un
débat public qui ne manque pas d’air !
Le
Comité de quartier des Baumettes souhaite réagir au bilan de la concertation
préalable sur le projet de doublement de la voie rapide entre Fabron et Saint
Augustin qui a été approuvé lors du Conseil Municipal du 13 juillet 2001.
Pour
y avoir participé, nous sommes extrêmement surpris par la manière dont a été
conduite cette concertation qui porte sur un projet qui va pourtant coûter la
bagatelle de 400 millions de francs aux contribuables niçois. En effet, depuis
qu’elle a été relancée par l’annulation de la Déclaration d’Utilité
Publique du projet, cette concertation s’est, en réalité, réduite à un
simple et unique débat public. La publicité qui était sensé l’annoncer
s’est limitée à un encart de la taille d’un timbre-poste à la rubrique
« Annonces légales » de notre quotidien régional. La Ville de
Nice, qui n’hésite pourtant pas à acheter des pleines pages d’autopromotion,
nous avait habitué à une communication plus efficace...
Surtout,
nous ne retrouvons pas, dans la synthèse présentée, la teneur des
interventions faites par les participants lors de ce débat public. De nombreux
présidents de comité de quartier avaient, en effet, insisté sur le problème
de la pollution atmosphérique ; nous avons, pour notre part, souligné le
fait que celle-ci ne pourrait que s’aggraver avec le doublement proposé de la
voie rapide, ultime étape avant son raccordement à l’A8 prévu dans le POS
et le PDU... Or, le bilan présenté fait l’impasse sur cet épineux sujet et
se contente d’évoquer le problème du bruit pour lequel, il est vrai, il
existe des solutions.
Concertation
expédiée, bilan tronqué… C’est peu dire que cela ne ressemble pas à la
« démocratie participative » promise par le candidat Jacques PEYRAT
avant les élections.