Comité de quartier des Baumettes

"Babazouk" de septembre 2003

Accueil
Calendrier
Présentation
Dossiers
Infos pratiques
Nous contacter
Liens

 

De l'électricité dans l'air !

Le Conseil Municipal de Nice a adopté une délibération accordant, jusqu’au 31 décembre 2007, « une exonération de la redevance de stationnement » aux seuls possesseurs d'un véhicule électrique.

Un véhicule électrique, par-rapport à un modèle thermique, présente, en effet, l’avantage de réduire la pollution sonore de 50 % et la pollution atmosphérique de… 100 % ! Si les groupes UMP, FN et les élus socialistes aient voté « pour », les Verts, suivis par les communistes et les alternatifs, ont créé la surprise en votant « contre ». Explication : les voitures électriques utilisent l’énergie produite par les centrales nucléaires… De plus, les accumulateurs de ces véhicules doivent être remplacés régulièrement.

Pourtant, pour Patrice MIRAN, porte-parole du Mouvement des Écologistes Indépendants (MEI) : « les voitures électriques représentent moins de 1 % de la pointe de consommation électrique estivale. Justifier l’hostilité aux voitures électriques en arguant qu’elles sont liées à l’essor du nucléaire n’est donc pas sérieux ! ». Et pourquoi ne pas étendre cette mesure aux véhicules GPL ? Ces véhicules, plus abordables que les voitures électriques sur le plan financier, sont beaucoup plus nombreux que les voitures électriques à Nice. « En favorisant leur circulation en lieu et place des véhicules classiques, on économiserait beaucoup plus de pollution qu’avec les véhicules électriques » fait remarquer M. MIRAN.

Quelle pollution ?

Même son de cloche chez Jean-Christophe PICARD, président du Comité de quartier des Baumettes qui est « résolument favorable aux véhicules électriques qui sont très agréables à conduire et qui ne polluent pas directement. » Cela déplace la pollution ? « Tant mieux, du moment qu’elle n’est plus sous le nez des habitants… et surtout sous celui des enfants qui sont encore plus sensibles au gaz carbonique ! Par ailleurs, il serait tout à fait possible de diminuer, en France, le poids du nucléaire sans compromettre nos besoins énergétiques, mais ceci est un autre débat… ». Quid des accumulateurs ? « La plupart des véhicules électriques commercialisés en Europe sont équipés de batteries nickel-cadmium qui sont recyclables à 100 % ». Pour lui aussi, il faut aller beaucoup plus loin que la délibération adoptée : « On pourrait être plus incitatif en créant des places de parkings réservées aux voitures non polluantes. Il serait pertinent que ces emplacements soient équipés de borne de recharge destinée aux batteries des voitures électriques afin de permettre à ceux qui ne possèdent pas de parking privé de rouler à l’électricité. Et, pourquoi pas, à terme, aménager dans les quartiers les plus pollués des voies exclusivement réservées aux véhicules propres ? »

Montée des bi

Alors faut-il être « pour » ou « contre » les voitures électriques ? Un débat relancé dans des villes trop durement touchées par la pollution atmosphérique. Le perfectionnement des modèles hybrides (à la fois électrique et thermique) et l’avènement des véhicules à air comprimé ou à pile à combustible pourraient mettre tout le monde d’accord... En attendant, on pourra utilement éclairer la position des opposants par un bref rappel historique : la toute première voiture électrique, créée en 1899, par le belge Camille JENATZY, s’appelait… la « Jamais Contente » !

Remonter Suivante