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De l'électricité
dans l'air !
Le Conseil
Municipal de Nice a adopté une délibération accordant, jusqu’au 31 décembre
2007, « une exonération de la redevance de stationnement » aux seuls possesseurs
d'un véhicule électrique.
Un
véhicule électrique, par-rapport à un modèle thermique, présente, en effet,
l’avantage de réduire la pollution sonore de 50 % et la pollution
atmosphérique de… 100 % ! Si les groupes UMP, FN et les élus socialistes aient
voté « pour », les Verts, suivis par les communistes et les alternatifs, ont
créé la surprise en votant « contre ». Explication : les voitures électriques
utilisent l’énergie produite par les centrales nucléaires… De plus, les
accumulateurs de ces véhicules doivent être remplacés régulièrement.
Pourtant, pour Patrice MIRAN, porte-parole du Mouvement des
Écologistes
Indépendants (MEI) : « les voitures électriques représentent moins de 1 % de la
pointe de consommation électrique estivale. Justifier l’hostilité aux voitures
électriques en arguant qu’elles sont liées à l’essor du nucléaire n’est donc pas
sérieux ! ». Et pourquoi ne pas étendre cette mesure aux véhicules GPL ? Ces
véhicules, plus abordables que les voitures électriques sur le plan financier,
sont beaucoup plus nombreux que les voitures électriques à Nice. « En favorisant
leur circulation en lieu et place des véhicules classiques, on économiserait
beaucoup plus de pollution qu’avec les véhicules électriques » fait remarquer M.
MIRAN.
Quelle pollution ?
Même son de cloche chez Jean-Christophe PICARD, président du Comité de
quartier des Baumettes qui est « résolument favorable aux véhicules
électriques qui sont très agréables à conduire et qui ne polluent pas
directement. » Cela déplace la pollution ? « Tant mieux, du moment qu’elle n’est
plus sous le nez des habitants… et surtout sous celui des enfants qui sont
encore plus sensibles au gaz carbonique ! Par ailleurs, il serait tout à fait
possible de diminuer, en France, le poids du nucléaire sans compromettre nos
besoins énergétiques, mais ceci est un autre débat… ». Quid des accumulateurs ?
« La plupart des véhicules électriques commercialisés en Europe sont équipés de
batteries nickel-cadmium qui sont recyclables à 100
% ». Pour lui aussi, il faut aller beaucoup plus loin que la délibération
adoptée : « On pourrait être plus incitatif en créant des places de parkings
réservées aux voitures non polluantes. Il serait pertinent que ces emplacements
soient équipés de borne de recharge destinée aux batteries des voitures
électriques afin de permettre à ceux qui ne possèdent pas de parking privé de
rouler à l’électricité. Et, pourquoi pas, à terme, aménager dans les quartiers
les plus pollués des voies exclusivement réservées aux véhicules propres ? »
Montée des bi
Alors faut-il être « pour » ou « contre » les voitures électriques ? Un débat
relancé dans des villes trop durement touchées par la pollution atmosphérique.
Le perfectionnement des modèles hybrides (à la fois électrique et
thermique) et
l’avènement des véhicules à air comprimé ou à pile à combustible pourraient
mettre tout le monde d’accord... En attendant, on pourra utilement éclairer la
position des opposants par un bref rappel historique : la toute première voiture
électrique, créée en 1899, par le belge Camille JENATZY, s’appelait… la « Jamais
Contente » !
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