Comité de quartier des Baumettes
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Baumettes : une vie au quotidien… crispante Ci-contre, M. PASQUINI, Rose-Marie ALLÉGRET, Jean-Christophe PICARD à l'écoute des problèmes du quartier des Baumettes. (Photo : Patrick BAR) Stationnement anarchique ou impossible, prostitution, bruit et pollution de la voie rapide... Que de soucis pour les riverains et les défenseurs de la colline et de ses abords " Vous habitez les Baumettes ? Ah ! C'est joli comme coin. Et puis calme, tranquille, serein... " Ceux qui disent cela n'ont rien compris. Ou en tout cas, ils ont un train de retard, car s'il est resté à peu près joli effectivement avec ses villas de maître, ses châteaux et son musée majestueux, ce quartier, enchâssé entre Saint-Philippe, Grosso et la rue de France, a bien changé. Et pas toujours en bien. Pour s'en convaincre, il suffisait d'assister à l'assemblée générale commune, organisée conjointement à l'hôtel Locarno par le Groupement de défense de la colline des Baumettes et le Comité de quartier des Baumettes. Les présidents respectifs, Rose-Marie ALLÉGRET et Jean-Christophe PICARD, ont beau remuer dans tous les sens, fouiller dans les dossiers de la mairie, harceler la justice, cuisiner les pouvoirs publics, traquer les élus (qui soit dit en passant n'étaient pas présents à la réunion malgré une invitation officielle), leur tâche n'est pas simple.Pénurie de parkings La bête noire des deux défenseurs et de la majorité des riverains, c'est le stationnement. Dans ce secteur complètement enclavé, stationnement égale système " D ". Normal : il n'y a pas de parking. " Nous avions l'espoir de voir la réalisation d'un parking sur la ZAC Chéret, mais notre souhait n'a pas été entendu ", rappelle Rose-Marie ALLÉGRET (lire par ailleurs).Dommage. D'autant que, dans le but d'élargir la voie, les places de parcmètres de la rue de France ont été supprimées. Résultat : vive la double file ! En avant l'anarchie dans les ruelles perpendiculaires. Exemple : la rue Renoir. Un vrai scandale ! Tout le monde afflue dans cette ruelle, partiellement interdite au stationnement ou réservée aux usagers du Lycée professionnel. Mais ça, les gens qui travaillent dans les parages, les mordus de la plage, les touristes... n'en ont cure ! Le pire ce sont les voitures et camionnettes, qui se plantent des journées entières au bas de la rue, le long de la pharmacie qui fait angle. Résultat : les véhicules ne peuvent plus se croiser, les camions de livraison sont pénalisés et cela crée des bouchons grossis par la présence des feux tricolores à l'intersection. Quant à la police, on aimerait la voir plus souvent... Pourtant, il s'agit là d'une zone d'enlèvement par la fourrière. Sans compter que cette rue sert régulièrement de décharge sauvage, de repère aux toxicomanes, de lupanar aux prostituées : " Elle est laissée à l'abandon ", se désole Mme ALLÉGRET. Une avenue qui coince Les riverains de la rue (privée) Château-de-la-Tour ne sont pas mieux lotis. Eux aussi sont envahis par des voitures parasites. Ils ont donc décidé de se constituer en syndicat libre et de poser deux chaînes dissuasives. " Surbookée " aussi, l'avenue des Baumettes, où là, la police, distribue allégrement les papillons. Ce que ne comprennent pas certains. " Pourquoi empêche-t-on les voitures de stationner, alors qu'on laisse des cars de tourisme toute une nuit ? ", lance, en effet, un intervenant. Et cet autre : " Ne peut-on pas obtenir une modification du stationnement ? " Réponse de Jean-Christophe PICARD : " Hélas non ! A Nice, il n'y a pas de places réservées non-payantes aux résidents. Néanmoins, nous allons essayer de trouver le véritable motif des verbalisations répétées. " D'autre part, toujours dans cette avenue, l'insécurité des piétons et l'absence de trottoir devant le musée des Beaux-Arts ont été dénoncées avec véhémence par les deux présidents. Nuisances en tous genre Hormis le stationnement et la ZAC Chéret, d'autres points ont été soulevés lors de cette assemblée. Les antennes-relais… Elles posent problème au bas du boulevard Grosso et de l'avenue des Baumettes : " L'immeuble de France Télécom qui abrite Itinéris, a édifié sur son toit des antennes-relais pour les portables." Rose-Marie ALLÉGRET est affirmative : " Ces antenens-relais ont été posées sans autorisation. De plus, c'est prouvé, elles sont dangereuses pour la santé. Il y a tout de même des écoles à proximité. Nous avons déposé plainte auprès du Procureur de la République. " La prostitution : Elle fait son beurre à Grosso, rue de France, Renoir, Cordier… Faut-il pour autant accepter les bagarres, les claquements de portières, les monceaux de préservatifs et mouchoirs en papier ? " La police embarque régulièrement les filles et leurs souteneurs, mais dans le même temps, elle nous dit que seul le racolage est interdit. Or, d'après les policiers, le racolage se prouve et les filles ne vont pas vers les clients. C'est le contraire ". On joue vraiment sur les mots ! Voie rapide… " Les Baumettes sont sinistrées à cause du bruit et de la pollution de l'air provoqués par la voie rapide. Il y a danger à la doubler. Des lois existent. Une association (ADVAUS) a été créée pour déposer plaintes au pénal concernant le tronçon Magnan-Fabron ". Jean-Christophe PICARD, lui, suggère une voie " verte " rapide " réservée aux véhicules silencieux et non polluants (vélos, voitures et scooters électriques…) ". Légèrement utopique. Résoudre tous les problèmes ? Dur, dur. Mais comme l'union fait la force, un troisième participant, M. PASQUINI, président de l'Association pour une Démocratie Participative Locale, a pris part aux débats. Son association défend le projet d'un Conseil Communal de Concertation, regroupant tous les représentants des comités de quartier niçois. Objectif : " donner une nouvelle dimension aux quartiers, accéder aux dossiers municipaux, prendre en compte les problèmes de proximité ". Christine RINAUDO |