Comité de quartier des Baumettes
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Tribune libre Pour une voie « verte » rapide ! La voie rapide est le parfait exemple des réalisations aberrantes qui sont faites lorsque les élus se dessaisissent de leur pouvoir au profit des techniciens. Les ingénieurs ont dit : « faire une route au milieu de la ville, c’est techniquement possible ! », alors les élus l’ont faite, sans chercher à savoir si c’était "politiquement souhaitable" et, surtout, sans se préoccuper du sort des enfants des crèches et des écoles qui bordent son tracé. Par la suite, les ingénieurs ont dit « faire une autoroute au milieu de la ville, c’est techniquement possible ! », alors les élus ont doublé la voie rapide. Ce ne pouvait être que la meilleure solution puisque c’était celle proposée par des gens plus intelligents que nous ! On aurait pu limiter les nuisances en la faisant en souterrain, mais les ingénieurs ont considéré que cela coûté trop cher. Or, aujourd’hui, la facture ne cesse de grimper. Tout d’abord, il a fallu payer les expropriations. Il faut désormais payer l’enrobé drainant et les doubles vitrages que l’on met en place pour atténuer le bruit devenu insupportable. Bientôt, iI faudra payer les dommages et intérêts réclamés par des centaines de riverains pour les moins-values immobilières et – hélas – les problèmes de santé engendrés par le bruit et la pollution. A terme, la situation deviendra financièrement intenable… Que pourra t-on faire alors ? La ville n’aura plus les moyens d’enfouir la voie rapide, ni même de la supprimer. D’un autre côté, si elle ne fait rien, elle se ruinera en dommages et intérêts ! Il existe une solution. Dans un premier temps, il est impératif de proposer une alternative à la voiture en mettant en place le plus rapidement possible le tramway (le bon sens voudrait que l’on réalise l’axe Est-Ouest en même temps que l’axe Nord-Sud !). Dans un deuxième temps, il faut transformer la voie rapide en "voie verte", c’est-à-dire en voie réservée aux véhicules silencieux et non polluants (vélos, voitures et scooters électriques, etc.). Ainsi, cette voie rapide, qui nous aura coûté si chère, conserverait une utilité sans pour autant continuer à provoquer des nuisances. En plus, la diminution du nombre des voitures l’empruntant rendrait la voie rapide vraiment rapide, ce qui inciterait les automobilistes à investir dans des véhicules propres. Une voie "verte" rapide semble donc être la solution rêvée... Reste à convaincre les ingénieurs ! Président du Comité de quartier des Baumettes
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